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s.pt.mbr sans.

Mon livre, le voilà tel que je l'ai fait et tel qu'on doit le lire, avant que les commentateurs ne l'obscurcissent de leurs éclaircissements. Aloysius Bertrand.

dimanche 30 septembre 2007

Penser/Classer - Perec [ 4 ]

Je n'aimerais pas que nous vivions tous à Zanzibar mais parfois si

George Perec, De la difficulté qu’il y a à imaginer une Cité idéale (La Quinzaine littéraire, n° 353, 1er août 1981, p. 38), in Penser/Classer ( 1ère éd. : Hachette, « Textes du XXe siècle », 1985, recueil posthume publié par Maurice Olender), Seuil, « La Librairie du XXIe siècle », 2003, p. 129.

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Penser/Classer - Perec [ 3 ]

Je n'aimerais pas vivre dans l'Yonne mais parfois si

George Perec, De la difficulté qu’il y a à imaginer une Cité idéale (La Quinzaine littéraire, n° 353, 1er août 1981, p. 38), in Penser/Classer ( 1ère éd. : Hachette, « Textes du XXe siècle », 1985, recueil posthume publié par Maurice Olender), Seuil, « La Librairie du XXIe siècle », 2003, p. 129.

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Penser/Classer - Perec [ 2 ]

J'aimerais bien vivre à Xunadu mais même, pas pour toujours

George Perec, De la difficulté qu’il y a à imaginer une Cité idéale (La Quinzaine littéraire, n° 353, 1er août 1981, p. 38), in Penser/Classer ( 1ère éd. : Hachette, « Textes du XXe siècle », 1985, recueil posthume publié par Maurice Olender), Seuil, « La Librairie du XXIe siècle », 2003, p. 129.

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Penser/Classer - Perec.

Je n’aimerais pas vivre dans un wigwam mais parfois si

 

George Perec, De la difficulté qu’il y a à imaginer une Cité idéale (La Quinzaine littéraire, n° 353, 1er août 1981, p. 38), in Penser/Classer ( 1ère éd. : Hachette, « Textes du XXe siècle », 1985, recueil posthume publié par Maurice Olender), Seuil, « La Librairie du XXIe siècle », 2003, p. 129.

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samedi 29 septembre 2007

Lysistrata - Aristophane.

Des ambassadeurs de Sparte entrent. Ils sont en érection sous leurs manteaux.

STRYMODORE


    Voici les ambassadeurs de Sparte, avec leurs longues barbes traînantes, et une espèce de caisse à outils entre les cuisses. ( Aux ambassadeurs.) Laissez-moi d’abord vous saluer, chers Spartiates. Et puis dites-moi comment ça va.

UN AMBASSADEUR SPARTIATE

    Pas besoin de longues discourations. Vous allez voir comment ça va. (Il ouvre son manteau.)

STRYMODORE

    Oh putain ! Le mal a énormément grossi ! Et l’inflammation s’aggrave, ma parole.

L’AMBASSADEUR SPARTIATE

     Inimagibliment ! La seule chose à faire, c’est que quelqu’un nous apportaille la paix, à n’importe quelles conditations.

STRYMODORE

    Justement, voilà les gens d’ici qui arrivent. Ils ressemblent à des lutteurs, avec leur tunique qui fait des faux plis. À mon avis, ils sont malades à force de faire de la gonflette.

Les ambassadeurs athéniens entrent, eux aussi en érection, de l’autre côté de la scène. Strymodore s’avance vers eux .

UN AMBASSADEUR ATHÉNIEN

    Pourriez-vous nous dire où se trouve Lysistrata ? (Ouvrant son manteau.) Voilà l’état des lieux, côté hommes athéniens.

STRYMODORE

    C’est exactement la même maladie que les autres. La douleur vous prend le matin, j’imagine ?

L’AMBASSADEUR ATHÉNIEN, acquiesçant


    Ah mon Dieu, on est complètement exténués ! Si on ne se réconcilie pas, et vite, il n’y a pas à dire : on va finir par se taper Grandefolle.

STRYMODORE

     Allons, reprenez-vous ; remettez vos manteaux. Il ne faudrait pas qu’un mutilateur des Hermès vous voie*.

L’AMBASSADEUR ATHÉNIEN

    Mon Dieu, tu as raison.

L’AMBASSADEUR SPARTIATE

    Par Castor et Pollux, tout à fait, réenfilassons nos manteaux.

L’AMBASSADEUR ATHÉNIEN, hélant l’ambassadeur spartiate

    Salut Spartiate ! C’est un vrai scandale, n’est-ce pas, ce qu’on nous fait subir ?

L’AMBASSADEUR SPARTIATE, gêné, à un autre ambassadeur spartiate

   Ah, très beaucoup ami, c’est terrible : ils nous ont apercevu en érection !

* Un petit matin de l’année 415, on découvre les statues des Hermès placées aux coins des rues d’Athènes mutilées. C’est le scandale. Le nom d’Alcibiade, jeune stratège brillant, est évoqué. Accusé de profanation, il fuit à Sparte.

Aristophane, Lysistrata, Arléa, 2003, trad. du grec par Lætitia Bianchi et Raphaël Meltz, pp. 99-101.

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jeudi 23 août 2007

Jeune homme dans le restaurant "Silver Dollar" - Wojnarowicz [ 2 ]

Puis sa main a glissé vers ma jambe et comme je me sentais bien j'ai tendu le bras et placé la main sur son torse et je l'ai doucement caressé, me déplaçant vers son entrejambe. Lorsque ma main a atteint ses cuisses elle n'a fait que fendre l'air... je veux dire que soudain ma main a glissé dans le vide... tu vois ce genre d'instant où ton cerveau reçoit une information dont il ne sait que faire, un truc si inattendu qu'il ne peut l'assimiler tout de suite... Je me suis interrompu une seconde tandis que le type continuait à me frotter la cuisse et j'ai décidé de mettre tout simplement de côté le fait qu'il n'avait pas de jambes et à un moment il s'est approché de moi pour appuyer sur la manette sous mon siège et le faire basculer en arrière afin que je sois parallèle au sol et il a fait la même chose avec le sien puis il s'est hissé sur ses bras et il s'est penché sur moi et j'ai fermé les yeux et je me suis laissé faire. Après la baise il m'a dit qu'il avait perdu ses jambes au Vietnam, il a expliqué qu'il avait sauté sur une mine deux jours avant de rentrer au pays... donc il est là au milieu d'un champ encore conscient alors qu'il vient de perdre ses deux jambes et il voit un hélicoptère qui arrive pour le sauver mais il a atterri direct sur une mine et il a explosé... trois hélicoptères ont sauté d'affilée alors qu'ils tentaient de le sauver mais ils ont fini par réussir à le tirer de là. Après m'avoir raconté ça il prend un air désespéré et déclare de but en blanc: Il me faut de l'eau chaude tout de suite alors je lui indique la route pour aller chez moi et il se gare devant ma maison et me dit: Fais-la chauffer à fond et apporte un torchon ou quelque chose... il a l'air au bord de la crise de nerfs alors je ne pose pas de questions. Je cours faire bouillir de l'eau et je la descends dans un bocal en plastique. Il me demande s'il peut le garder et je fais ouais et il se casse. Je remonte et mon copain sort de sa chambre et me demande: Qu'est-ce qui se passe? et je ne sais pas quoi répondre...

David Wojnarowicz, Jeune homme dans le restaurant "Silver Dollar", NEW YORK; in Chroniques des quais (The Waterfront Journals, Grove Press, 1996), Désordres, 2005, trad. de l'anglais (États-Unis) par Laurence Viallet, pp. 64-65.

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mercredi 22 août 2007

Jeune dealer traînassant le long du fleuve - Wojnarowicz.

Le clebs était presque aussi grand que moi et moche comme tout et il est venu vers moi pour me dévisager pendant plusieurs minutes sans bouger du coup je me suis senti obligé de le caresser parce que les deux prêtres me regardaient. Alors le prêtre me dit: Oh je t'en prie je t'en prie ne caresse pas la chienne elle est vieille comme tout et parano. Elle risque de te mordre. Putain mec, quel soulagement. Alors mon pote file deux flacons de poppers aux prêtres et ils se mettent à raconter leurs histoires de drogue. Le prêtre binoclard se tourne vers moi et me dit: Bon j'espère que ça ne te choque pas. Je réponds: Oh non, et il se remet à raconter qu'il a essayé le THC qu'un étudiant lui avait passé et que c'était: Ab-so-lu-ment merveilleux et qu'il en avait chopé vingt plaquettes parce que: Ça a tous les avantages de la marijuana sans les inconvénients. On se serait cru dans une putain de pub. L'autre prêtre ne disait rien à part: Hum ah hummm. Et le type balèze n'arrêtait pas de raconter qu'il avait pris des trips et s'inquiétait à l'idée d'avoir un retour acide pendant qu'il bossait. Puis il s'est mis à blablater sur les mecs qu'il s'était tapés, un dénommé Stone de Coney Island qui avait une grosse queue et un autre type du Village qui en avait une plus grosse encore et un gars qu'il avait rencontré pendant ses vacances à Puerto Rico qui était le meilleur coup d'entre tous et cet étudiant qui était monté comme un âne auquel il n'arrêtait pas de penser... je sais pas, mec... putain ce qu'il avait l'air seul...

David Wojnarowicz, Jeune dealer traînassant le long du fleuve LE BRONX, in Chroniques des quais (The Waterfront Journals, Grove Press, 1996), Désordres, 2005, trad. de l'anglais (
États-Unis) par Laurence Viallet, pp. 46-47.

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mardi 21 août 2007

La phrase qui tue - s< [ 36 ]












[ D'après la revue de presse d'Anne Kerloc'h, 20Minutes, 15 juin 2007 ]

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Leçon n°35: précipiter sa chute - s< [ 35 ]













[ D'après Aubade ]

Posté par septembre sans à 13:50 - s< - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 19 août 2007

Les Oiseaux de Berlin - Daoudi [ 2 ]



PERSONNAGES

 




Leda, entre vingt-cinq et trente ans,
blonde, obsédée par la réussite.
Vit à Oranienbaum. Allemagne de l’ex-Est.

 


 

Utta, entre vingt et vingt-cinq ans,
permanente longue, obsédée par ses ongles laqués.
Allemagne de l’ex-Est.

 


 

Peter, jeune peintre de l’Allemagne de l’ex-Est.

 


 

Albert, journaliste de télévision,
trente ans, obsédé par son rendez-vous.
Il est de Berlin-Ouest.

 


 

Policier, de la police, sans grande identité.

 


 

Petite boutique de casse-croûte à Oranienbaum à quarante kilomètres de Berlin ex-Est près de la frontière polonaise de nos jours au printemps 1993.

 

Ivane Daoudi, Imbiss à Oranienbaum, in Les Oiseaux de Berlin, in Les Oiseaux de Berlin, Actes Sud, Papiers, 2006, préface de Jean-Pierre Thibaudat, p. 14.

Posté par septembre sans à 16:14 - Daoudi. - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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